PACIFIQUE

Bora Bora

Une île volcanique de 38 km² cernée de motu et d'un lagon, à environ 50 minutes de vol de Tahiti

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Tahiti Tourisme
Site officiel du tourisme

⚠️ Horaires, tarifs et conditions d’accès peuvent changer sans préavis, indépendamment de notre volonté (saison, météo, décisions des compagnies, des établissements ou des autorités locales). Avant chaque départ, vérifiez les informations auprès des autorités compétentes et des prestataires concernés. Les formalités d’entrée et les règles locales (réserves, quotas) sont soumises aux mêmes réserves.

Bora Bora appartient aux Îles Sous-le-Vent, dans l'archipel de la Société, en Polynésie française. Située à 259 km au nord-ouest de Tahiti, cette île volcanique de 38 km² est dominée par le mont Otemanu (727 m) et entourée d'un lagon bordé d'une trentaine de motu, où sont installés de nombreux hôtels. Plus de 10 600 habitants y vivent, surtout le long du littoral, autour du chef-lieu Vaitape. Plage de Matira, marae, vestiges de la Seconde Guerre mondiale et sorties dans le lagon composent l'essentiel d'un séjour, à environ 50 minutes de vol de Tahiti.

Comprendre la destination

Une île haute au cœur d'un lagon semé de motu

Bora Bora se trouve dans les Îles Sous-le-Vent, la partie occidentale de l'archipel de la Société, à 259 km au nord-ouest de Tahiti. L'île principale, d'origine volcanique, mesure environ 8 km sur 5 ; avec ses motu, la commune couvre quelque 38 km². Le relief culmine au mont Otemanu (727 m), suivi du mont Pahia (661 m). Une barrière de corail ceinture un vaste lagon où se succèdent une trentaine de motu, ces îlots de sable et de corail qui accueillent l'aéroport et une grande partie des hôtels.

L'île compte plus de 10 600 habitants. Le chef-lieu, Vaitape, sur la côte ouest, regroupe la mairie, le quai où accostent les navettes de l'aéroport, des commerces et des loueurs. La commune se divise en trois communes associées : Nunue, Faanui et Anau ; Faanui administre aussi l'atoll inhabité de Tupai, plus au nord. Les hôtels sur motu se rejoignent en bateau, tandis que pensions et petits hôtels se répartissent le long de la côte de l'île principale, notamment vers la pointe Matira.

Histoire et culture

De Vavau aux canons de l'opération Bobcat

Peuplée par les navigateurs polynésiens, l'île portait autrefois le nom de Vavau ; la graphie tahitienne correcte de son nom actuel est « Pora pora ». Plus de quarante marae, anciens lieux de culte et de pouvoir, y ont été recensés, et treize subsistent. Le mieux conservé, Fare Opu, se trouve dans la baie de Faanui ; Aehau-tai, Marotitini, Vaiotaha et Farerua font aussi partie du patrimoine de l'île. Comme le reste des Îles Sous-le-Vent, Bora Bora passe sous souveraineté française à la fin du XIXe siècle.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée américaine installe à Bora Bora une base logistique, l'opération Bobcat (1942-1946). Elle construit sur Motu Mute la première piste d'aviation de Polynésie, aujourd'hui l'aéroport, ainsi que le quai de Farepiti et plusieurs batteries d'artillerie ; huit canons de 7 pouces sont toujours présents sur l'île. Le navigateur Alain Gerbault et l'explorateur polaire Paul-Émile Victor ont, eux, choisi Bora Bora comme île d'adoption. Le Heiva, avec ses chants, danses et sports traditionnels, rythme toujours la vie culturelle.

À voir

Vaitape, marae et belvédères de l'île principale

La découverte de l'île principale commence souvent à Vaitape, où arrivent les navettes de l'aéroport et où se trouvent l'agence Air Tahiti, les « trucks » (bus locaux), les taxis et les loueurs. De là, la route côtière mène aux marae de la baie de Faanui, dont Fare Opu, et aux vestiges de l'opération Bobcat : batteries d'artillerie Est et Sud, quai de Farepiti et anciens canons américains. Des prestataires locaux proposent des tours de l'île en 4x4 ou en minibus qui associent points de vue, marae et sites de la Seconde Guerre mondiale.

Pour les marcheurs, deux sommets dominent l'île. Le mont Pahia (661 m) se gravit par un sentier d'environ 7 km aux pentes glissantes, équipé de cordes par endroits ; un guide est conseillé. Pour le mont Otemanu (727 m), dont le nom se traduit par « le pic qui aspire les êtres vivants », Tahiti Tourisme indique une montée de 2 à 3 h, de préférence avec un guide. Les conditions d'accès aux sentiers peuvent changer : renseignez-vous sur place avant de partir, et évitez de marcher seul ou par temps de pluie.

Plages et nature

Plage de Matira, lagon et motu

La plage de Matira, à la pointe sud de l'île principale, est la plage publique la plus fréquentée de Bora Bora. Elle doit son nom à une baleinière arrivée en 1790, accueille l'arrivée de la course de pirogues Hawaiki Nui Va'a et dispose d'une aire de pique-nique. Ailleurs, les plages de sable se trouvent surtout sur les motu, accessibles en bateau ou depuis les hôtels qui y sont installés. Le lagon se découvre lors d'une sortie à la journée : bateau privé avec capitaine, jet-ski guidé, plongée ou randonnée palmée.

Le lagon est soumis à des règles de protection strictes. En Polynésie française, nourrir les requins, les raies ou les poissons, ou les attirer par des gestes ou des bruits, est interdit, et les atteintes aux espèces protégées sont lourdement sanctionnées. Selon la presse, une réserve intégrale, le Popora rahui, a été votée en novembre 2025 sur le récif au sud de Matira, avec interdiction de la navigation motorisée, de la pêche et des activités nautiques ; renseignez-vous sur son périmètre auprès des autorités. De juillet à novembre, les baleines à bosse fréquentent les îles de la Société.

Accès et déplacements

Rejoindre Bora Bora et circuler entre île et motu

Depuis la France, on rejoint d'abord l'aéroport international de Tahiti-Faa'a, puis un vol intérieur d'environ 50 minutes mène à Bora Bora. Air Tahiti annonce plus de dix vols par jour vers l'île et des liaisons directes avec Tahiti, Moorea, Raiatea, Huahine, Maupiti, Rangiroa, Tikehau et Fakarava ; Air Moana la dessert aussi depuis Tahiti, Moorea et Raiatea. L'aéroport (BOB) se trouve sur le Motu Mute : la navette lagon Bora Bora Navettes rejoint le quai de Vaitape en 15 minutes environ, comprise dans le billet Air Tahiti, et plusieurs hôtels assurent leurs propres transferts.

Par la mer, le Maupiti Express II relie Bora Bora à Taha'a et Raiatea en 2 h 20 environ, avec trois rotations par semaine ; les billets s'achètent à bord ou au guichet de Vaitape. Sur l'île principale, on circule en « truck », en taxi ou avec un véhicule loué : voiture, voiturette électrique, scooter ou vélo, ce dernier étant conseillé pour une journée. Horaires et conditions peuvent évoluer indépendamment de Dem-Tukki : vérifiez-les auprès des compagnies et des autorités compétentes avant chaque départ.

Quand partir et budget

Saison sèche, alizés et budget

Bora Bora connaît un climat tropical, avec des températures de 20 à 30 °C toute l'année. La saison sèche, de mai à octobre, offre plus de soleil, une humidité plus faible et des alizés ; la saison humide, de novembre à avril, apporte des averses, surtout de décembre à février, souvent brèves. L'eau du lagon varie de 27 °C (juillet à octobre) à 29 °C (janvier à avril). La haute saison s'étend de juin à septembre, avec un pic en juillet et en août : mieux vaut réserver tôt pour ces périodes.

La monnaie est le franc Pacifique (XPF), à parité fixe avec l'euro : 1 000 XPF valent 8,38 €. Le transport aérien pèse lourd dans le budget, entre le vol international jusqu'à Tahiti et le vol intérieur : en octobre 2026, Air Tahiti affichait un aller-retour vers Bora Bora à partir de 40 246 F TTC, un tarif susceptible d'évoluer. L'hébergement va du grand resort sur pilotis à la pension de famille près de Matira. Les Français entrent avec une carte d'identité valide, sans visa ; un passeport est recommandé à tous, et une autorisation ESTA est requise en cas d'escale aux États-Unis.

Infos pratiques

L’essentiel

CapitaleVaitape (chef-lieu)
Superficie38 km² (motu compris) ; île principale d'environ 8 × 5 km
LangueFrançais, tahitien ; anglais courant dans les hôtels
MonnaieFranc Pacifique (XPF) ; 1 000 XPF = 8,38 €
FormalitésFrançais : carte d'identité ou passeport valide, sans visa ; passeport recommandé ; ESTA en cas d'escale aux États-Unis
AccèsVia Tahiti-Faa'a : vol Air Tahiti d'env. 50 min jusqu'à Motu Mute (BOB), puis navette lagon vers Vaitape
Meilleure périodeMai à octobre (saison sèche)
Questions fréquentes

On vous répond

Comment aller à Bora Bora depuis la France ?

Il faut rejoindre l'aéroport international de Tahiti-Faa'a, puis prendre un vol intérieur Air Tahiti d'environ 50 minutes ; Air Moana dessert aussi l'île. L'aéroport, situé sur Motu Mute, est relié au quai de Vaitape par une navette lagon.

Faut-il un passeport pour aller à Bora Bora ?

Les Français peuvent voyager avec une carte d'identité valide, sans visa ; selon Tahiti Tourisme, un passeport est demandé aux autres ressortissants de l'UE et recommandé à tous. La Polynésie française applique ses propres règles d'entrée : vérifiez-les avant le départ, et prévoyez une ESTA en cas d'escale aux États-Unis.

Quelle est la meilleure période pour visiter Bora Bora ?

La saison sèche, de mai à octobre, est la plus agréable, avec une haute saison de juin à septembre. Les baleines à bosse fréquentent les îles de la Société de juillet à novembre.

Comment rejoindre son hôtel depuis l'aéroport ?

L'aéroport se trouve sur Motu Mute. La navette Bora Bora Navettes, comprise dans le billet Air Tahiti, rejoint le quai de Vaitape en 15 minutes environ, et de nombreux hôtels sur motu viennent chercher leurs clients en bateau. Au retour, la navette quitte le quai 1 h 30 avant chaque vol.

Peut-on nourrir les requins et les raies dans le lagon ?

Non. En Polynésie française, nourrir ou attirer les requins, les raies et les poissons est interdit, et les atteintes aux espèces protégées sont lourdement sanctionnées. Choisissez des prestataires qui observent la faune sans nourrissage.

Quelle monnaie utilise-t-on à Bora Bora ?

Le franc Pacifique (XPF), à parité fixe avec l'euro : 1 000 XPF valent 8,38 €.

À découvrir aussi : Tahiti & ses îles, Moorea, Rangiroa et Fakarava.

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Photo : The TerraMar Project, CC BY 2.0, Wikimedia Commons