CORÉE DU SUD

Île de Jeju

Volcan, murets de basalte et mer turquoise : l’île coréenne des haenyeo et des mandariniers.

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Site officiel du tourisme de Jeju

⚠️ Horaires, tarifs et conditions d’accès peuvent changer sans préavis, indépendamment de notre volonté (saison, météo, décisions des compagnies, des établissements ou des autorités locales). Avant chaque départ, vérifiez les informations auprès des autorités compétentes et des prestataires concernés. Les formalités d’entrée et les règles locales (réserves, quotas) sont soumises aux mêmes réserves.

Au large de la pointe sud de la péninsule coréenne, l’île de Jeju est la plus grande île de Corée du Sud et la destination de vacances préférée des Coréens. Née des éruptions du Hallasan, le plus haut sommet du pays, elle déroule des champs de lave, des centaines de cônes volcaniques appelés oreum, des cascades qui tombent dans la mer et des plages de sable blanc ou noir. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle cultive une culture à part : plongeuses haenyeo, statues dol hareubang, porc noir et mandarines. Les sentiers Jeju Olle permettent d’en faire le tour à pied.

Comprendre la destination

Où se trouve l’île de Jeju ?

Jeju se trouve dans le détroit de Corée, à moins de 100 kilomètres au sud de la côte de la province du Jeolla du Sud, entre la péninsule coréenne, la Chine et le Japon. Avec près de 1 850 km², c’est la plus grande île du pays : un ovale d’environ 73 kilomètres d’est en ouest et 31 kilomètres du nord au sud. Avec quelques îlots habités, dont Udo, Gapado et Marado, elle forme la province autonome spéciale de Jeju, dotée depuis 2006 de compétences élargies.

L’île est partagée entre deux villes : Jeju-si au nord, où arrivent avions et ferries, et Seogwipo au sud, plus douce, tournée vers les cascades et le complexe touristique de Jungmun. Au centre, le volcan Hallasan culmine à 1 947 mètres et ses pentes, couvertes de forêts et de prairies, descendent doucement jusqu’à la mer. Le relief est ponctué de quelque 360 oreum, petits cônes volcaniques secondaires, et la côte alterne falaises de basalte, criques rocheuses et plages. Le climat est le plus doux de Corée, mais le vent souffle souvent.

Histoire et culture

Histoire et culture de Jeju

Jeju fut pendant des siècles le royaume de Tamna, avant d’être intégré à la Corée sous la dynastie Goryeo. Au XIIIe siècle, les Mongols y installèrent des élevages de chevaux, dont descendent les petits chevaux de Jeju. Sous les Joseon, l’île servit de terre d’exil, et en 1653 le Néerlandais Hendrick Hamel y fit naufrage, laissant l’un des premiers récits européens sur la Corée. Le XXe siècle fut marqué par le soulèvement du 3 avril 1948 et sa répression, qui fit entre 14 000 et 30 000 morts selon les estimations.

On surnomme Jeju l’île des trois abondances : le vent, les pierres et les femmes. Les haenyeo, plongeuses en apnée qui récoltent ormeaux, oursins et poulpes, symbolisent cette société où les femmes ont longtemps fait vivre les familles ; leur culture est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2016. Partout veillent les dol hareubang, statues de basalte au sourire placide, et les murets de pierre sèche qui protègent les champs du vent. L’île compte d’innombrables sanctuaires chamaniques et parle un dialecte, le jejueo, aujourd’hui menacé.

À voir

Que voir à Jeju ?

Les incontournables sont les trois sites inscrits à l’UNESCO en 2007 : le Hallasan, le cratère de Seongsan Ilchulbong, cône de tuf surgi de la mer à l’est de l’île, dont on gagne le sommet en une vingtaine de minutes pour le lever du soleil, et le réseau de tunnels de lave de Geomunoreum, auquel appartient la grotte de Manjanggul. À l’ouest, ne manquez pas le mont Sanbangsan, la côte de Yongmeori et le jardin de bonsaïs Spirited Garden ; au sud, les cascades de Cheonjiyeon et de Jeongbang et les orgues basaltiques de Jusangjeolli.

Pour comprendre l’île, le musée des Haenyeo à Gujwa, le Parc de la paix du 4.3 et le musée du thé O’sulloc, au milieu des plantations de thé vert, sont de bonnes étapes. Les amateurs d’architecture iront voir les œuvres de Tadao Ando et d’Itami Jun, comme le musée Bonte et l’hôtel Podo. Prenez aussi le ferry pour Udo, à un quart d’heure du port de Seongsan, ou pour Gapado et Marado, au sud-ouest. Le marché traditionnel de Dongmun, à Jeju-si, s’anime le soir avec ses stands de cuisine de rue.

Plages et nature

Plages, mer et nature

Les plus belles plages se trouvent sur la côte nord : Hyeopjae et Geumneung, à l’ouest, avec leur sable blanc et leur eau turquoise face à l’îlot de Biyangdo, puis Hamdeok et Woljeongri à l’est, réputées pour leurs cafés en bord de mer. Au sud, la plage de Jungmun Saekdal attire surfeurs et familles. Sur Udo, la plage de Seobin Baeksa est formée de fragments d’algues calcaires. L’eau reste fraîche une bonne partie de l’année : on se baigne surtout en juillet et en août, pendant la saison officielle des plages.

La nature de Jeju se découvre surtout à pied. Les 27 parcours Jeju Olle, soit 437 kilomètres, font le tour de l’île par la côte et les villages, tandis que les oreum, comme Darangshi ou Saebyeol, offrent de courtes ascensions et de superbes panoramas. La forêt de Bijarim, le sentier de Saryeoni ou les gotjawal, ces forêts qui poussent sur la lave, sont parfaits par temps chaud. Sous l’eau, les plongeurs découvrent des coraux mous colorés autour des îlots de Seogwipo, et des dauphins vivent au large de la côte sud-ouest.

Accès et déplacements

Comment aller à Jeju et se déplacer sur l’île

Il n’existe pas de vol direct depuis la France : on rejoint d’abord Séoul, avec Air France ou Korean Air en 13 heures environ depuis Paris, puis on prend un vol intérieur. L’aéroport international de Jeju (CJU) est relié à Séoul-Gimpo par la liaison aérienne la plus fréquentée du monde en 2025, en une heure de vol environ, ainsi qu’à de nombreuses villes coréennes et asiatiques. Depuis Incheon, le train AREX rejoint Gimpo. On peut aussi arriver en ferry depuis Mokpo en 4 h 30 environ, depuis Wando en 2 h 40 ou depuis Busan, de nuit.

Sur place, la voiture de location reste le moyen le plus pratique : il faut un permis international, son permis national et son passeport, et avoir au moins 21 ans. Les agences sont regroupées près de l’aéroport et desservies par des navettes gratuites. Le réseau de bus est dense et bon marché, avec des bus express vers Seogwipo et Jungmun, mais les trajets sont longs. Taxis et applications de réservation complètent l’offre. Horaires, tarifs et règles évoluent : vérifiez toujours auprès des compagnies et des autorités avant de partir.

Quand partir et budget

Meilleure période, budget et formalités

Le printemps, d’avril à mai, et l’automne, de septembre à novembre, sont les meilleures saisons : cerisiers et colza en fleurs fin mars et en avril, herbes argentées et ciel limpide en automne. L’été est chaud et humide, avec une saison des pluies de mi-juin à fin juillet et un risque de typhons, surtout en août et en septembre. L’hiver est doux sur la côte mais venté, et le Hallasan se couvre de neige ; c’est aussi la saison de récolte des mandarines, qui colorent les vergers.

La monnaie est le won sud-coréen (KRW) et la carte bancaire est acceptée presque partout. À titre indicatif, un trajet en bus coûte environ 1 200 wons, et l’ascension du Hallasan est gratuite, mais soumise à réservation sur deux sentiers. Les Français entrent sans visa pour un séjour touristique de 90 jours au plus. L’autorisation électronique K-ETA est suspendue pour eux jusqu’au 31 décembre 2026, mais il faut remplir gratuitement en ligne l’e-Arrival Card dans les trois jours qui précèdent l’arrivée.

Infos pratiques

L’essentiel

CapitaleJeju-si (chef-lieu de la province) ; capitale de la Corée du Sud : Séoul
SuperficieEnviron 1 850 km²
LangueCoréen et dialecte de Jeju (jejueo) ; anglais dans les lieux touristiques
MonnaieWon sud-coréen (KRW)
FormalitésPasseport valide ; 90 jours sans visa pour les Français ; K-ETA suspendue jusqu’au 31/12/2026 ; e-Arrival Card en ligne
AccèsVol Paris–Séoul (13 h environ) puis Gimpo–Jeju (1 h) ; ferries depuis Mokpo, Wando ou Busan
Meilleure périodeD’avril à mai et de septembre à novembre
Questions fréquentes

On vous répond

Comment aller à Jeju depuis la France ?

Il faut passer par la Corée : vol Paris–Séoul Incheon avec Air France ou Korean Air, puis vol intérieur vers Jeju depuis Gimpo, relié à Incheon par le train AREX. Comptez au moins une journée de voyage avec la correspondance. On peut aussi faire étape à Busan et prendre un vol court ou un ferry de nuit.

Faut-il louer une voiture à Jeju ?

C’est la solution la plus libre, car les sites sont dispersés sur toute l’île. Les loueurs exigent un permis international, le permis national, le passeport et un âge minimum de 21 ans. Les bus, très bon marché, suffisent toutefois pour un séjour centré sur Jeju-si, Seogwipo et les sentiers Olle.

Quelle est la meilleure période pour visiter Jeju ?

Avril-mai et septembre-novembre offrent le meilleur temps pour randonner et visiter. Juillet et août conviennent à la plage, mais ils sont chauds, humides et exposés aux typhons. L’hiver est calme et doux sur la côte, avec de la neige sur le Hallasan.

Faut-il un visa ou une K-ETA pour la Corée du Sud ?

Non : les Français séjournent jusqu’à 90 jours sans visa pour du tourisme, et la K-ETA est suspendue pour eux jusqu’au 31 décembre 2026. Il faut en revanche remplir gratuitement l’e-Arrival Card en ligne dans les 72 heures avant l’arrivée, en évitant les sites payants. Vérifiez les règles sur les sites officiels avant le départ, surtout pour un voyage en 2027.

Comment gravir le Hallasan ?

Les sentiers de Seongpanak (9,6 km) et de Gwaneumsa (8,7 km) mènent au cratère du sommet et exigent une réservation gratuite en ligne, ouverte un mois à l’avance. Partez tôt, car l’accès au sommet ferme en fin de matinée. Les sentiers d’Eorimok et de Yeongsil, plus courts, montent sans réservation jusqu’à Witseoreum.

Peut-on voir les haenyeo à Jeju ?

Oui, on les croise sur la côte, notamment vers Seongsan, Hado ou Udo, et le musée des Haenyeo de Gujwa raconte leur histoire. Des restaurants tenus par les coopératives de plongeuses servent leur pêche, et le Haenyeo’s Kitchen de Jongdal propose un spectacle suivi d’un repas. Respectez leur travail et ne les photographiez pas de près sans permission.

À découvrir aussi : Okinawa, Ishigaki, Tokyo et Kyoto.

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Photo : Korea.net / Korean Culture and Information Service, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons