⚠️ Horaires, tarifs et conditions d’accès peuvent changer sans préavis, indépendamment de notre volonté (saison, météo, décisions des compagnies, des établissements ou des autorités locales). Avant chaque départ, vérifiez les informations auprès des autorités compétentes et des prestataires concernés. Les formalités d’entrée et les règles locales (réserves, quotas) sont soumises aux mêmes réserves.
Les Galápagos forment un archipel volcanique de l'Équateur, traversé par la ligne de l'équateur, à environ 1 000 km des côtes sud-américaines. L'UNESCO y recense 127 îles, îlots et rochers, dont 19 grandes îles, inscrits en 1978 comme tout premier bien de la Liste du patrimoine mondial. Tortues géantes, iguanes marins, otaries et pinsons de Darwin s'y observent dans un cadre strictement réglementé : les aires protégées se visitent avec un guide naturaliste agréé. On découvre l'archipel en croisière ou en séjour terrestre depuis Santa Cruz, San Cristóbal et Isabela.
Un archipel volcanique à 1 000 km du continent
Les Galápagos se trouvent dans l'océan Pacifique, à environ 1 000 km des côtes de l'Équateur, dont elles forment une province. L'UNESCO décrit 127 îles, îlots et rochers, dont 19 grandes îles, toutes d'origine volcanique. Isabela, la plus grande, est traversée par l'équateur et dominée par plusieurs volcans. Les paysages vont des coulées de lave noire et des plages aux hauts plus verts et plus humides, couverts par endroits de forêt de nuages. Le parc national compte 85 sites de visite terrestres, dont l'accès est fixé par la Direction du parc.
Quatre îles seulement sont habitées. Santa Cruz, au centre, abrite Puerto Ayora, principale base des séjours terrestres ; San Cristóbal accueille Puerto Baquerizo Moreno, chef-lieu de la province ; Isabela compte le village de Puerto Villamil. Floreana est habitée mais peu peuplée, avec une offre d'hébergement limitée. Autour des îles, la réserve marine des Galápagos, créée en 1986 sur 70 000 km², a été étendue en 1998 à 133 000 km². Le reste de l'archipel, inhabité, se découvre en excursion guidée ou en croisière.
De Berlanga à Darwin, une histoire d'évolution
L'archipel est découvert par hasard en 1535 par l'évêque de Panama Tomás de Berlanga, dont le navire avait dérivé vers le large. Longtemps fréquentées par des pirates et des baleiniers, les îles sont rattachées à l'Équateur en 1832. En 1835, le jeune naturaliste Charles Darwin y fait escale à bord du HMS Beagle. Ses observations de tortues, d'oiseaux et d'iguanes qui diffèrent d'une île à l'autre nourrissent la réflexion qui aboutit en 1859 à « L'Origine des espèces ».
La protection de l'archipel s'organise au XXe siècle : en 1959, l'Équateur crée le parc national et la Fondation Charles Darwin voit le jour ; sa station de recherche est installée à Puerto Ayora. En 1978, les Galápagos deviennent le premier bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, dont les limites sont largement modifiées en 2001. Le site figure ensuite sur la Liste du patrimoine mondial en péril de 2007 à 2010. Aujourd'hui, la vie des îles hispanophones s'organise autour de la conservation, de la recherche scientifique et d'un tourisme encadré.
Puerto Ayora, les hauts de Santa Cruz et Isabela
À Puerto Ayora, sur Santa Cruz, la station de recherche Charles Darwin présente les travaux de la Fondation ; selon celle-ci, elle est en accès libre tous les jours de 8 h à 18 h. Les hauts de Santa Cruz, plus verts, sont le domaine des tortues géantes, qui y circulent librement jusque sur les terrains de certains lodges. Depuis Puerto Ayora partent aussi des sorties de plongée à la journée vers des sites comme Gordon Rocks, Champion, Bartolomé ou Daphné. Horaires et conditions de visite peuvent changer : vérifiez-les auprès des sites et des prestataires avant de vous déplacer.
Sur Isabela, Puerto Villamil s'étire face à la mer, avec les volcans en toile de fond ; les pentes des hauts abritent une forêt de nuages. San Cristóbal a l'avantage d'un aéroport situé à 1 km du centre de Puerto Baquerizo Moreno, ce qui en fait une porte d'entrée commode. Ailleurs, les 85 sites terrestres du parc se découvrent avec un guide naturaliste agréé, lors d'excursions à la journée ou d'une croisière, seule façon d'atteindre les îles inhabitées. Les conditions d'accès propres à chaque site sont fixées par le Parc national.
Faune endémique, lave noire et fonds marins
La faune est la grande raison du voyage : tortues géantes, iguanes marins et terrestres, otaries, fous à pieds bleus, frégates et pinsons de Darwin vivent ici sans grande crainte de l'homme. Cette proximité impose des règles strictes. Selon la résolution du Parc national de janvier 2024, il faut rester à au moins 2 m des animaux, ne jamais les toucher ni les nourrir et photographier sans flash ; les drones nécessitent une autorisation. Selon la presse, de nouvelles règles de visite sont annoncées : renseignez-vous auprès du Parc national avant votre séjour.
Sous l'eau, la réserve marine de 133 000 km² se découvre en snorkeling ou en plongée, avec des centres installés à Puerto Ayora et des croisières spécialisées. La température de l'eau suit les saisons : environ 25 °C en moyenne de décembre à mai, environ 22 °C de juin à novembre, lorsque le courant de Humboldt refroidit les eaux et que la mer est plus agitée. Sur les plages, de sable ou de roche volcanique, on partage souvent l'espace avec les otaries et les iguanes. Suivez toujours les consignes de votre guide et respectez les zones signalées.
Vols depuis Quito et Guayaquil, bateaux entre les îles
On rejoint l'archipel en avion depuis Quito ou Guayaquil, d'où partent des vols quotidiens vers les deux aéroports des îles : Baltra (GPS), au nord de Santa Cruz, et San Cristóbal (SCY). LATAM et Avianca vendent notamment ces liaisons. Les non-résidents ne peuvent pas acheter d'aller simple : un billet aller-retour nominatif est exigé. Avant l'embarquement, il faut obtenir la carte de contrôle de transit (TCT) et passer le contrôle de biosécurité des bagages ; le droit d'entrée du parc est perçu à l'arrivée. Horaires, tarifs et conditions peuvent changer, indépendamment de Dem-Tukki : vérifiez-les auprès des compagnies et des autorités compétentes avant chaque départ.
Depuis Baltra, il faut traverser le canal d'Itabaca pour gagner Santa Cruz et Puerto Ayora ; certains hôtels proposent un accueil au canal. Entre les îles habitées, on circule en vedette rapide ou en transport public, et la compagnie régionale Emetebe assure des vols inter-îles vers San Cristóbal, Isabela et Baltra. Plusieurs naufrages de bateaux à passagers ont été signalés, le plus récent en février 2026 selon la presse équatorienne : choisissez des opérateurs reconnus et portez le gilet de sauvetage. Pour les taxis ou la location de vélos, renseignez-vous auprès de votre hébergement.
Saison chaude ou saison de la garúa, et budget
L'archipel se visite toute l'année. De décembre à mai, la saison chaude et humide affiche généralement 25 à 30 °C, avec des averses brèves et une eau à 25 °C en moyenne. De juin à novembre, la saison fraîche et sèche, dite de la garúa, tourne autour de 23 °C le jour ; août est le mois le plus frais et la mer, refroidie par le courant de Humboldt, est plus agitée. Les pics de fréquentation vont de mi-juin à début septembre et de mi-décembre à mi-janvier : mieux vaut réserver longtemps à l'avance.
La monnaie est le dollar américain (USD). Au coût des vols et de l'hébergement s'ajoutent deux taxes officielles : la carte TCT, à 20 $ par voyage, et le droit d'entrée du parc, fixé à 200 $ pour les visiteurs étrangers de plus de 12 ans par l'ordonnance du 30 juin 2025 (tarifs en vigueur à la date de rédaction, à vérifier). Le droit d'entrée se paie en espèces à l'arrivée. L'hébergement va du lodge haut de gamme à la pension simple, et le choix entre croisière et séjour terrestre conditionne largement le budget. Le séjour touristique est limité à 60 jours par an.
L’essentiel
| Capitale | Puerto Baquerizo Moreno (San Cristóbal), chef-lieu de la province |
|---|---|
| Superficie | 127 îles, îlots et rochers ; réserve marine de 133 000 km² |
| Langue | Espagnol |
| Monnaie | Dollar américain (USD) |
| Formalités | Français : passeport valable 6 mois après la sortie, sans visa jusqu'à 90 jours ; carte TCT (20 $) et droit d'entrée du parc (200 $), tarifs à vérifier |
| Accès | Vols depuis Quito ou Guayaquil vers Baltra (GPS) ou San Cristóbal (SCY), billet aller-retour obligatoire |
| Meilleure période | Toute l'année : décembre à mai pour une eau plus chaude, juin à novembre plus frais |
On vous répond
Combien coûte l'entrée aux Galápagos ?
Il faut acquitter la carte de contrôle de transit (TCT), à 20 $ par voyage, avant l'embarquement à Quito ou à Guayaquil, puis le droit d'entrée du parc national, fixé à 200 $ pour les visiteurs étrangers de plus de 12 ans par l'ordonnance du 30 juin 2025 et payable en espèces à l'arrivée. Ce sont les tarifs en vigueur à la date de rédaction, à vérifier auprès des autorités avant le départ.
Comment aller aux Galápagos ?
En avion depuis Quito ou Guayaquil, vers l'aéroport de Baltra, au nord de Santa Cruz, ou celui de San Cristóbal. Les non-résidents doivent présenter un billet aller-retour nominatif : l'aller simple ne leur est pas vendu.
Faut-il un guide pour visiter les Galápagos ?
Oui : les aires protégées du parc se visitent uniquement avec un guide naturaliste agréé, hormis certains sites désignés par le parc. Selon la presse, de nouvelles règles de visite sont annoncées : renseignez-vous auprès du Parc national.
Quelle est la meilleure période pour aller aux Galápagos ?
L'archipel se visite toute l'année : de décembre à mai, il fait plus chaud et l'eau atteint 25 °C en moyenne ; de juin à novembre, la saison de la garúa est plus fraîche et la mer plus agitée. Les pics de fréquentation vont de mi-juin à début septembre et de mi-décembre à mi-janvier.
Vaut-il mieux faire une croisière ou un séjour sur les îles ?
La croisière permet d'atteindre les îles inhabitées et les sites éloignés. Le séjour terrestre s'organise depuis Santa Cruz, San Cristóbal ou Isabela, avec des excursions guidées à la journée et des traversées en vedette entre les îles.
Quelles formalités pour aller aux Galápagos ?
Les Français ont besoin d'un passeport valable plus de 6 mois après la date de sortie, sans visa pour un séjour touristique de 90 jours maximum, et le séjour aux Galápagos est limité à 60 jours par an. Une assurance couvrant les frais médicaux est impérative, idéalement avec l'évacuation vers le continent : vérifiez les conditions sur France Diplomatie avant le départ.
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← Découvrir toutes les îlesPhoto : Pete from USA, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons