⚠️ Formalités et réglementations changent sans préavis. Avant de réserver, vérifiez les conditions d'entrée et les règles locales (visas, accès, réserves, quotas) auprès des organismes officiels.
Les Lofoten sont un archipel du nord de la Norvège, posé entre le 67e et le 68e parallèle, bien au-dessus du cercle polaire. Des montagnes de granit y tombent à pic dans la mer, et des villages de pêcheurs s’accrochent au peu de terre qu’elles laissent. C’est l’un des paysages les plus photographiés de Scandinavie, et il se parcourt d’un bout à l’autre en quelques jours, par une seule route.
Des montagnes plantées dans la mer
L’archipel s’étire sur plus de 100 km d’est en ouest. Les grandes îles se suivent — Austvågøy, Gimsøya, Vestvågøy, Flakstadøy, Moskenesøya — reliées par des ponts et des tunnels. La route E10 les traverse toutes, de Svolvær, la petite capitale, jusqu’au village d’Å, où elle s’arrête face à la mer.
Le décor tient en quelques images : des rorbuer rouges, ces cabanes de pêcheurs sur pilotis, au pied de sommets abrupts à Reine et Hamnøy ; Henningsvær bâti sur des îlots ; Nusfjord, village préservé ; des séchoirs en bois où la morue devient stockfish. Au nord, des plages de sable blanc comme Kvalvika, Unstad ou Ramberg surprennent à cette latitude.
Le climat est bien plus doux qu’on ne l’imagine : grâce au Gulf Stream, la mer ne gèle pas et la moyenne de janvier tourne autour de 0 °C à Svolvær. En juillet, elle approche 14 °C. Le vent, la pluie et les changements de temps rapides font en revanche partie du voyage.
Deux voyages opposés
De fin mai à mi-juillet, le soleil ne se couche plus : c’est la saison des randonnées (Reinebringen, Ryten), du kayak dans les fjords et des plages sous une lumière qui ne s’éteint pas. C’est aussi la période la plus fréquentée, et il faut réserver hébergement et ferry tôt.
De fin août à mi-avril, les nuits reviennent et avec elles les aurores boréales. Septembre offre des températures encore douces ; de janvier à mars, les montagnes sont enneigées et c’est la saison de la pêche traditionnelle au skrei, le cabillaud d’hiver. Autour de la nuit polaire (début décembre à début janvier à Svolvær), le soleil ne se lève pas, mais la mi-journée reste éclairée par le crépuscule.
Une route, des ferries et beaucoup de virages
Il n’existe pas de vol direct depuis Paris. Les options : un vol jusqu’à Evenes (EVE), à environ deux heures de route de Svolvær ; un vol jusqu’à Bodø, puis un petit vol Widerøe vers Svolvær ou Leknes, ou le ferry Bodø–Moskenes (environ 3 h) ; ou l’Express côtier, qui fait escale à Stamsund et Svolvær.
Sur place, la voiture est presque indispensable : les bus existent mais sont rares. Comptez au moins cinq jours pour traverser l’archipel sans courir, en logeant de préférence à deux endroits (autour de Svolvær–Henningsvær, puis de Reine). La Norvège est chère : réservez tôt en été, et prévoyez les repas en conséquence.
L’essentiel
| Ville principale | Svolvær |
|---|---|
| Superficie | environ 1 230 km² |
| Langue | Norvégien (anglais très répandu) |
| Monnaie | Couronne norvégienne (NOK) |
| Visa | Non requis (Schengen) |
On vous répond
Faut-il une voiture aux Lofoten ?
C’est fortement conseillé : les bus sont peu fréquents. Les loueurs sont présents aux aéroports d’Evenes, Bodø, Svolvær et Leknes.
Peut-on voir les aurores en été ?
Non, il faut l’obscurité : les aurores se voient de fin août à mi-avril, en général entre 20 h et un peu après minuit.
Fait-il très froid en hiver ?
Moins qu’ailleurs dans l’Arctique : grâce au Gulf Stream, janvier tourne autour de 0 °C à Svolvær. Il faut surtout prévoir le vent, la neige et la pluie.
Photo : Petr Šmerkl, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons