ATLANTIQUE

Porto Santo

Neuf kilomètres de sable doré et une mer tiède : la petite sœur tranquille de Madère.

FRENESDEPT
Visit Madeira
Site officiel du tourisme

⚠️ Horaires, tarifs et conditions d’accès peuvent changer sans préavis, indépendamment de notre volonté (saison, météo, décisions des compagnies, des établissements ou des autorités locales). Avant chaque départ, vérifiez les informations auprès des autorités compétentes et des prestataires concernés. Les formalités d’entrée et les règles locales (réserves, quotas) sont soumises aux mêmes réserves.

À 2 h 30 de ferry de Funchal, Porto Santo est l’autre île habitée de l’archipel de Madère, et son exact contraire : là où Madère est verte et escarpée, elle offre un relief sec et doux, et surtout une plage de 9 km de sable doré baignée par une eau calme. Découverte par les Portugais en 1418, elle a vu vivre Christophe Colomb, dont la maison est devenue un musée à Vila Baleira. Réserve de biosphère de l’UNESCO depuis 2020, l’île séduit par ses volcans érodés, ses îlots, sa plongée et son rythme paisible, loin des foules.

Comprendre la destination

Où se trouve Porto Santo ?

Porto Santo se situe dans l’Atlantique, à environ 43 km au nord-est de Madère, dont elle forme avec elle la Région autonome de Madère, au Portugal. C’est l’île la plus septentrionale et la plus orientale de l’archipel. Elle mesure environ 42 km² et compte autour de 5 000 habitants, regroupés pour la plupart à Vila Baleira, le chef-lieu, au centre de la longue baie du sud. L’aéroport se trouve juste au nord de la ville, et le port, où accoste le ferry de Funchal, à l’est.

Plus ancienne que Madère, l’île présente deux visages. Au nord-est, un massif de pics volcaniques érodés culmine au Pico do Facho, à 517 mètres, entouré du Pico do Castelo, du Pico Branco et du Pico da Juliana. Au sud-ouest, une plaine plus douce mène au Pico Ana Ferreira et à la pointe de la Calheta. Tout le littoral sud est occupé par une plage de 9 km, tandis que plusieurs îlots, dont l’Ilhéu de Baixo et l’Ilhéu de Cima, entourent l’île.

Histoire et culture

Histoire et culture

En 1418, les capitaines João Gonçalves Zarco et Tristão Vaz Teixeira, envoyés par le roi Jean Ier, sont déroutés par une tempête et trouvent refuge dans une baie abritée : ils la baptisent Porto Santo, le « port saint ». Les premiers colons arrivent dans les années 1420, et Bartolomeu Perestrelo devient en 1445 le premier capitaine-donataire de l’île. Les lapins qu’il y relâche prolifèrent alors au point de dévaster la végétation, un épisode souvent cité pour expliquer l’aspect aride des collines.

La fille de Perestrelo, Filipa Moniz, épouse Christophe Colomb, qui vit un temps sur l’île avant ses grands voyages. Sa maison présumée abrite aujourd’hui la Casa Colombo, musée consacré au navigateur et aux Grandes Découvertes. Chaque mois de septembre, le Festival Colombo rejoue son débarquement avec une réplique de caravelle, un marché d’époque et des spectacles de rue. L’île a aussi donné naissance au bolo do caco, pain rond cuit sur une pierre chaude, aujourd’hui servi dans tout l’archipel avec du beurre à l’ail.

À voir

Que voir à Porto Santo ?

À Vila Baleira, le centre historique se visite à pied : la place du Pelourinho, l’hôtel de ville, l’église Notre-Dame-de-la-Piété et la Casa Colombo, puis une glace artisanale chez les Lambecas, servies depuis le milieu du siècle dernier. En voiture ou en bus touristique, grimpez au belvédère de la Portela, d’où l’on embrasse toute la baie, à côté des anciens moulins à vent qui faisaient la fierté de l’île. Le Pico do Castelo, boisé de pins, offre une autre vue superbe sur la plage.

Au sud-ouest, le Pico Ana Ferreira dévoile un étonnant mur de prismes basaltiques, ces colonnes de lave refroidie qui ressemblent à des tuyaux d’orgue. Plus loin, la Ponta da Calheta marque la fin de la grande plage, face à l’Ilhéu de Baixo, et ses rochers sont superbes au coucher du soleil. Les randonneurs suivent les sentiers balisés du Pico Branco et de Terra Chã ou du Pico do Castelo, qui dévoilent la côte nord sauvage, ses falaises et ses criques désertes.

Plages et nature

Plages, mer et nature

La grande plage de Porto Santo s’étire sur 9 km, de Vila Baleira à la Ponta da Calheta, avec un sable fin et doré et une eau turquoise peu profonde, où la baignade est agréable de juin à octobre. On prête au sable des vertus thérapeutiques, et certains hôtels l’utilisent dans des soins. Les secteurs de Cabeço da Ponta, Campo de Baixo et Calheta sont les plus calmes. Sur la côte nord, battue par le vent, les criques comme celle de Zimbralinho, plus abritée au sud-ouest, se méritent par des sentiers.

Depuis 2020, l’île et ses eaux sont classées réserve de biosphère par l’UNESCO, avec plus de 27 000 hectares d’espaces protégés et plus de 2 100 espèces recensées. Sous l’eau, la visibilité dépasse souvent 30 mètres : les plongeurs explorent deux épaves coulées comme récifs artificiels, le Madeirense, en 2000, et la corvette General Pereira d’Eça, en 2016, peuplées de mérous et de sérioles. Dauphins, tortues et oiseaux marins s’observent aussi lors de sorties en mer.

Accès et déplacements

Venir et se déplacer

On rejoint Porto Santo via Funchal, sur Madère, reliée directement à Paris et à de nombreuses villes européennes, ou via Lisbonne. Depuis Funchal, deux options : le vol Binter, en 15 à 25 minutes, avec plusieurs rotations quotidiennes, ou le ferry Lobo Marinho de Porto Santo Line, qui traverse en 2 h 15 à 2 h 30 environ, généralement avec un aller-retour par jour et un calendrier réduit hors saison. À titre indicatif, le ferry démarre autour de 34 € l’aller simple. Vérifiez horaires et tarifs avant de partir.

Sur place, l’île se parcourt facilement : la route du tour fait moins de 40 km. Des bus relient le centre aux quartiers et au port, un bus touristique fait le tour de l’île en deux heures environ, et des taxis attendent au centre de Vila Baleira. Louer une voiture, un scooter ou un vélo permet d’explorer à son rythme ; une piste cyclable longe la route du littoral sur environ 5 km. Le ferry embarque les voitures, mais de nombreux loueurs de Madère interdisent la traversée : demandez avant.

Quand partir et budget

Meilleure période, budget et formalités

Porto Santo bénéficie d’un climat semi-aride, plus sec et plus ensoleillé que Madère, avec des hivers doux et des étés chauds. Juillet et août sont les mois les plus secs, novembre et décembre les plus pluvieux. La saison idéale pour la plage court de juin à octobre, quand l’eau est la plus chaude, mais l’île reste agréable au printemps et en automne pour randonner et plonger. En juillet et août, les Madériens y passent leurs vacances : réservez tôt ferry, voiture et hébergement.

La monnaie est l’euro. Les Français et les autres citoyens de l’Union européenne voyagent avec une carte d’identité ou un passeport en cours de validité. Depuis février 2025, une taxe touristique municipale de 2 € par nuit et par personne de 13 ans et plus s’applique, dans la limite de sept nuits. À titre indicatif, comptez un budget proche de celui de Madère : un repas de poisson en terrasse entre 15 et 25 € environ, une location de voiture à partir d’une trentaine d’euros par jour hors saison.

Infos pratiques

L’essentiel

CapitaleVila Baleira ; capitale de Madère : Funchal ; capitale du Portugal : Lisbonne
SuperficieEnviron 42 km²
LanguePortugais
MonnaieEuro (EUR)
FormalitésCarte d’identité ou passeport en cours de validité ; taxe touristique de 2 € par nuit (13 ans et plus, 7 nuits maximum)
AccèsVol vers Funchal, puis vol Binter (15 à 25 min) ou ferry Lobo Marinho (2 h 30 environ)
Meilleure périodeDe juin à octobre pour la plage ; printemps et automne pour randonner
Questions fréquentes

On vous répond

Comment aller à Porto Santo depuis la France ?

Prenez un vol pour Funchal, sur Madère, en direct depuis Paris ou via Lisbonne, puis un vol Binter de 15 à 25 minutes ou le ferry Lobo Marinho, qui traverse en 2 h 30 environ. Il n’existe pas de vol régulier direct entre la France et Porto Santo.

Vaut-il mieux prendre l’avion ou le ferry pour Porto Santo ?

L’avion est rapide et propose plusieurs rotations par jour, tandis que le ferry est moins cher et permet d’embarquer une voiture. Par mer agitée, la traversée peut être éprouvante pour les estomacs sensibles.

Faut-il louer une voiture à Porto Santo ?

Ce n’est pas indispensable, car l’île est petite et desservie par des bus, des taxis et un bus touristique. Une voiture, un scooter ou un vélo restent pratiques pour rejoindre la Ponta da Calheta, les belvédères et les criques.

Quelle est la meilleure période pour aller à Porto Santo ?

De juin à octobre pour la plage et une eau plus chaude, avec un pic de fréquentation en juillet et août. Le printemps et l’automne conviennent bien à la randonnée et à la plongée.

Faut-il payer une taxe touristique à Porto Santo ?

Oui, depuis février 2025, la commune perçoit 2 € par nuit et par personne de 13 ans et plus, dans la limite de sept nuits consécutives. Elle est généralement réglée directement à l’hébergement.

Que faire à Porto Santo ?

Profitez de la plage de 9 km, visitez la Casa Colombo, admirez les prismes basaltiques du Pico Ana Ferreira et randonnez au Pico do Castelo. La plongée sur les épaves, le golf et les sorties en mer complètent le séjour.

À découvrir aussi : Madère, Açores, La Graciosa et Santo Antão.

← Découvrir toutes les îles

Photo : Nuno Capelo Caldeira, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons