JAPON

Amami Ōshima

Mangrove, forêts subtropicales et plages de sable blanc, à mi-chemin entre Kyūshū et Okinawa.

FRENESDEPT
Amami Ōshima Tourism and Products League
Office de tourisme d’Amami Ōshima et de Kakeroma

⚠️ Horaires, tarifs et conditions d’accès peuvent changer sans préavis, indépendamment de notre volonté (saison, météo, décisions des compagnies, des établissements ou des autorités locales). Avant chaque départ, vérifiez les informations auprès des autorités compétentes et des prestataires concernés. Les formalités d’entrée et les règles locales (réserves, quotas) sont soumises aux mêmes réserves.

Amami Ōshima est la plus grande île de l’archipel d’Amami, à mi-chemin entre Kyūshū et Okinawa. Ses forêts subtropicales sont inscrites depuis juillet 2021 au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec celles de Tokunoshima, du nord d’Okinawa et d’Iriomote. On y vient pour pagayer dans la mangrove de Sumiyō, marcher avec un guide dans la forêt de Kinsakubaru, chercher la nuit le lapin d’Amami, nager avec les tortues marines et découvrir le tissage Ōshima-tsumugi.

Comprendre la destination

Où se trouve Amami Ōshima ?

Amami Ōshima appartient à la préfecture de Kagoshima. Avec 712 km² et 461 km de côtes très découpées, c’est la plus grande île de l’archipel d’Amami, entre Kyūshū et Okinawa. Environ 58 700 personnes y vivent, réparties entre cinq communes : la ville d’Amami, qui regroupe Naze, Kasari et Sumiyō, puis Tatsugō, Yamato, Uken et Setouchi. Naze, la ville principale, concentre le port, la plupart des hôtels et les restaurants.

Le nord, autour de l’aéroport de Kasari, rassemble beaucoup de plages. Le reste de l’île est montagneux et couvert de forêt subtropicale, jusqu’au Yuwan-dake (694 m), le point culminant, situé dans la zone classée. Au sud, le détroit d’Ōshima la sépare de l’île de Kakeroma, que l’on rejoint en ferry depuis Koniya, à Setouchi. Aucune route ne fait le tour de l’île : il faut environ 2 heures de voiture pour aller du nord au sud.

Histoire et culture

Histoire et culture : tsumugi, shima-uta et shōchū

Longtemps tournée vers le royaume de Ryūkyū, Amami passe en 1609 sous la domination du fief de Satsuma, qui y impose la culture de la canne à sucre. Après la Seconde Guerre mondiale, l’île est administrée par les États-Unis, puis rendue au Japon en décembre 1953. De cette histoire vient le shōchū de sucre noir, que seul l’archipel d’Amami a le droit de produire. La distillerie Machida Shuzō se visite gratuitement sur réservation.

L’artisanat phare est l’Ōshima-tsumugi, une soie tissée à la main et teinte à la boue, que l’on découvre au village Ōshima Tsumugi Mura, à Tatsugō. Le peintre Tanaka Isson a passé ses dernières années sur l’île, dont il a peint la flore et les oiseaux, et un musée lui est consacré au parc d’Amami. Le soir, à Naze, certains restaurants accueillent des chanteurs de shima-uta, les chants de l’île accompagnés au sanshin.

À voir

Que voir à Amami Ōshima ?

Au centre-est, la mangrove de Sumiyō se découvre en canoë depuis le Kuroshio no Mori Mangrove Park. Juste à côté, le centre du patrimoine mondial, gratuit, présente la forêt d’Amami et ses habitants. Non loin, la forêt primaire de Kinsakubaru, avec ses grandes fougères arborescentes, se visite uniquement avec un guide agréé. À Yamato, sur la côte ouest, le musée QuruGuru soigne des lapins d’Amami blessés et permet de les observer.

Le nord concentre les plages : Tsuchimori, à 6 minutes de l’aéroport, Kurasaki, Yōan et la « Heart Rock » de Tatsugō, une cuvette en forme de cœur dans les rochers, visible seulement à marée basse. Près de Naze, le parc balnéaire d’Ōhama est réputé pour ses couchers de soleil, tout comme la côte de la mer de Chine orientale, à Kuninao et Nishikomi. Au sud, le détroit d’Ōshima et l’île de Kakeroma méritent une journée de plus.

Forêts et mer

Forêts, mangrove et tortues marines

Les forêts subtropicales d’Amami abritent de nombreuses espèces endémiques, dont le lapin d’Amami, qui ne vit que sur Amami Ōshima et Tokunoshima. Cet animal nocturne s’observe surtout lors des sorties de nuit avec un guide. Au volant, la nuit, roulez lentement : lapins et autres animaux protégés traversent les routes. Méfiez-vous aussi du habu, un serpent venimeux surtout actif la nuit. Restez sur les chemins dégagés, évitez les herbes hautes et ne campez que dans les campings autorisés.

En mer, le snorkeling avec les tortues marines se pratique surtout au nord, autour de Kasari et de Tatsugō, et les tortues vertes et caouannes viennent pondre l’été sur la plage d’Ōhama. De janvier à mars, les baleines à bosse passent au large : des sorties en bateau partent de Koniya, dans le détroit d’Ōshima. La baignade va de mi-avril à début octobre, et juillet-août reste la meilleure période pour la mer.

Accès et déplacements

Comment aller à Amami Ōshima et se déplacer ?

Depuis la France, on rejoint d’abord Tokyo ou Osaka. L’aéroport d’Amami, à Kasari, au nord de l’île, reçoit des vols directs de JAL depuis Tokyo-Haneda (environ 2 h 20), Osaka-Itami et Fukuoka, de Peach depuis Tokyo-Narita et Osaka-Kansai, et de JAC depuis Kagoshima (environ 1 h) et Naha. Par la mer, les ferries de nuit A″LINE et Marix Line partent chaque jour en alternance de Kagoshima vers le port de Naze, en 11 heures environ, puis continuent vers Okinawa.

Sur place, la voiture de location est le moyen le plus pratique : comptez environ 45 minutes de l’aéroport à Naze, et réservez-la tôt en haute saison. Quatre compagnies de bus circulent sans correspondances entre elles, et Shimabus, la principale, a supprimé des lignes et réduit ses fréquences le 1er octobre 2026. À l’aéroport, peu de taxis attendent : mieux vaut réserver. Un taxi touristique coûte environ 4 000 à 5 000 ¥ de l’heure, souvent pour 3 heures minimum.

Quand partir et budget

Quand partir à Amami Ōshima : climat, budget et formalités

Le climat est subtropical, avec des étés chauds et des hivers doux, autour de 15 °C de décembre à février, même si le vent rafraîchit l’air. La saison des pluies tombe en mai-juin et les typhons passent surtout de juillet à octobre. Juillet et août sont les meilleurs mois pour la mer, l’observation des oiseaux commence en novembre et les baleines se voient de janvier à mars. L’office de tourisme conseille au moins 2 nuits sur place, plus une journée pour Kakeroma.

Les cartes passent à Naze, mais beaucoup de commerces de village ne prennent que les espèces. On trouve des distributeurs à l’aéroport, dans les cinq FamilyMart de l’île et à la Poste. Comptez environ 3 500 à 5 800 ¥ la nuit en maison d’hôtes ou en pension, 300 à 1 000 ¥ l’entrée d’un musée et 3 000 à 4 000 ¥ une sortie en canoë dans la mangrove. Les Français entrent au Japon sans visa pour moins de 90 jours. Après les typhons de l’automne 2026, routes et ferries restaient perturbés : vérifiez leur état avant de partir.

Infos pratiques

L’essentiel

Localités principalesNaze (ville principale et port), Kasari (aéroport), Tatsugō, Yamato, Uken et Koniya (Setouchi)
SuperficieEnviron 712 km² ; point culminant : Yuwan-dake (694 m)
LangueJaponais ; anglais limité en dehors des hôtels et de quelques guides
MonnaieYen japonais (JPY) ; espèces indispensables hors de Naze
FormalitésPasseport valide pour la durée du séjour ; sans visa jusqu’à 90 jours pour les Français ; Visit Japan Web conseillé
AccèsVols directs depuis Tokyo, Osaka, Fukuoka, Kagoshima (1 h) et Naha ; ferry de nuit depuis Kagoshima (11 h) ou Okinawa
Meilleure périodeJuillet-août pour la mer en surveillant les typhons ; janvier à mars pour les baleines
Questions fréquentes

On vous répond

Comment se rendre à Amami Ōshima depuis la France ?

Il faut d’abord rejoindre Tokyo ou Osaka, puis prendre un vol direct pour l’aéroport d’Amami : environ 2 h 20 depuis Haneda avec JAL, 2 h 55 depuis Narita avec Peach, ou 1 heure depuis Kagoshima avec JAC. On peut aussi prendre le ferry de nuit depuis Kagoshima, qui met environ 11 heures.

Combien de jours faut-il prévoir à Amami Ōshima ?

L’office de tourisme conseille au moins 2 nuits et 3 jours, plus une journée si l’on veut voir l’île de Kakeroma. L’île est grande, sans route qui en fasse le tour : comptez environ 2 heures de voiture entre le nord et le sud.

Quelle est la meilleure saison pour visiter Amami Ōshima ?

Juillet et août sont les meilleurs mois pour la mer, et la baignade va de mi-avril à début octobre. Les oiseaux s’observent à partir de novembre et les baleines surtout de janvier à mars. Il faut composer avec la saison des pluies en mai-juin et les typhons de juillet à octobre.

Peut-on voir le lapin d’Amami ?

Oui, mais c’est un animal nocturne et protégé. Le plus sûr est de partir en sortie de nuit avec un guide. Le musée QuruGuru, à Yamato, soigne des lapins blessés et permet d’en observer, de 9 h 30 à 16 h 30 (fermé le lundi, entrée 1 000 ¥).

Peut-on visiter seul la forêt de Kinsakubaru ?

Non. Depuis 2019, la visite se fait uniquement avec un guide agréé de l’archipel d’Amami, et elle est payante. Plusieurs agences en proposent, souvent combinée avec du canoë dans la mangrove de Sumiyō. Réservez au moins une semaine à l’avance.

Peut-on payer par carte bancaire à Amami Ōshima ?

À Naze, oui, dans la plupart des hôtels et des commerces. Dans les villages, beaucoup de boutiques, de restaurants et certains guides ne prennent que les espèces. Vous trouverez des distributeurs à l’aéroport, dans les FamilyMart et dans les bureaux de poste.

À découvrir aussi : Okinawa, Iriomote et Taketomi, Yakushima, Tanegashima et Îles Kerama.

← Découvrir toutes les îles

Photo : TANAKA Juuyoh, CC BY 2.0, Wikimedia Commons