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Miyako-jima est le cœur de l’archipel Miyako, à mi-chemin entre l’île principale d’Okinawa et Taïwan. Plate, couverte de champs de canne à sucre et bordée de récifs, elle est célèbre pour la couleur de son eau, que l’on surnomme le « bleu de Miyako ». Des ponts la relient aux îles d’Ikema, de Kurima et d’Irabu : on passe d’une plage à l’autre en voiture, de Yonaha Maehama à l’arche de Sunayama, avant d’aller nager avec les tortues marines.
Où se trouve Miyako-jima ?
Miyako-jima appartient à la préfecture d’Okinawa. Elle se trouve à environ 300 km au sud-ouest de Naha. La ville de Miyakojima regroupe l’île principale et les îles reliées par des ponts, Ikema, Kurima, Irabu et Shimoji, ainsi qu’Ōgami, que l’on rejoint en bateau. Elle compte environ 53 000 habitants, dont près de 70 % vivent à Hirara, le centre urbain.
L’île principale couvre environ 159 km² (un peu plus de 204 km² avec les îles voisines). C’est une île basse de calcaire corallien, sans montagne ni rivière. Il faut environ 45 minutes de route pour aller d’un cap à l’autre, ce qui permet de tout voir depuis un seul hébergement.
Histoire et culture : l’héritage de Miyako
Miyako a été rattachée au royaume de Ryūkyū vers 1500, puis placée sous la tutelle du fief de Satsuma à partir de 1609. Pendant plus de deux siècles et demi, ses habitants ont payé un lourd impôt par tête, aboli seulement en 1903. L’île garde sa propre langue, le miyako, aujourd’hui menacée, et un riche patrimoine de chants et de fêtes.
Dans le quartier de Shimajiri, la Paantu voit des hommes masqués et couverts de boue sacrée chasser le mauvais sort ; ce rituel fait partie des Raiho-shin inscrits par l’UNESCO en 2018. Le Miyako jōfu, une étoffe de ramie tissée à la main, est classé bien culturel immatériel important. Les utaki, lieux sacrés souvent signalés par un simple bosquet, se respectent : on n’y entre pas sans y être invité.
Que voir à Miyako-jima ?
La plage de Yonaha Maehama déroule environ 7 km de sable blanc face à l’île de Kurima. Au nord de Hirara, la plage de Sunayama se cache derrière une dune et une arche de corail. À l’extrémité est, le cap Higashi-Hennazaki s’avance sur 2 km entre le Pacifique et la mer de Chine orientale, jusqu’à son phare blanc.
Le pont d’Irabu (3 540 m), ouvert en 2015, est le plus long pont gratuit du Japon ; ceux d’Ikema et de Kurima offrent aussi de belles vues sur le lagon. Sur Shimoji, le Tōri-ike réunit deux étangs reliés à la mer par des galeries sous-marines. À Irabu, les gros rochers de la plage de Sawada no hama ont été déposés par le tsunami de Meiwa, en 1771.
Plages, récifs et tortues marines
Les plages d’Aragusuku, de Yoshino et de Shigira sont réputées pour le snorkeling, et les sorties avec les tortues marines sont très demandées. Les plongeurs apprécient les grottes et les arches d’Irabu et de Shimoji. Au nord, Yabiji, le plus grand ensemble de récifs coralliens du Japon, émerge aux grandes marées basses ; on y va en bateau depuis Ikema.
En ville, la plage de Painagama est équipée de filets anti-méduses en été. À Sunayama, ne nagez pas loin du bord : les fonds tombent vite et les vagues sont fortes par vent d’ouest. Sur les récifs, on ne touche pas le corail et on ne marche pas dessus.
Comment aller à Miyako-jima et se déplacer ?
On ne vient à Miyako qu’en avion. Depuis la France, le plus simple est de rejoindre Tokyo, puis de prendre un vol direct pour l’aéroport de Miyako (environ 3 h depuis Haneda), ou de passer par Naha (environ 45 min). L’aéroport de Miyako-Shimojishima, sur l’île de Shimoji, est desservi par Skymark depuis Tokyo, Kobe et Naha, et par des vols internationaux depuis Séoul, Busan, Taipei et Taichung.
Il n’y a pas de train, et les bus partent de Hirara avec des fréquences limitées. La voiture de location est donc presque indispensable. L’île manque de véhicules en haute saison : réservez-la en même temps que vos billets d’avion. Les taxis sont rares et se réservent par téléphone. Le vélo électrique convient bien pour Hirara, Kurima et Ikema.
Quand partir à Miyako-jima : climat, budget et formalités
Le climat est subtropical, de 17 °C en moyenne en janvier à 29 °C en juillet et août. Mai est idéal pour se baigner, avant la saison des pluies (fin mai à début juin). L’été est chaud mais c’est la saison des typhons, surtout de juillet à septembre, et ils peuvent encore frapper en octobre : fin octobre 2026, le typhon n° 30 a fait fermer plusieurs sites pendant trois jours. On se baigne jusqu’en octobre environ.
Pour un séjour plus calme et moins cher, visez la fin avril (avant la Golden Week), juin, l’automne ou l’hiver. L’offre va des villas de luxe avec piscine aux guesthouses du centre de Hirara. Comptez par exemple de 6 900 à 8 000 ¥ pour une sortie snorkeling avec les tortues. Les Français entrent au Japon sans visa pour moins de 90 jours.
L’essentiel
| Ville principale | Hirara (environ 70 % des habitants de la commune) |
|---|---|
| Superficie | Environ 159 km² ; 204,5 km² avec Ikema, Kurima, Irabu, Shimoji et Ōgami |
| Langue | Japonais ; anglais parlé dans les grands hôtels |
| Monnaie | Yen japonais (JPY) ; prévoir des espèces pour les taxis |
| Formalités | Passeport valide pour la durée du séjour ; sans visa jusqu’à 90 jours pour les Français ; Visit Japan Web conseillé |
| Accès | Vols vers les aéroports de Miyako (MMY) et de Shimojishima (SHI) depuis Tokyo (3 h), Naha (45 min), Osaka et Nagoya |
| Meilleure période | Mai pour la baignade ; juin et l’automne plus calmes ; typhons surtout de juillet à septembre |
On vous répond
Comment se rendre à Miyako-jima ?
Uniquement en avion. L’aéroport de Miyako reçoit des vols JAL et ANA depuis Naha (environ 45 minutes) et Tokyo-Haneda (environ 3 heures), ainsi que des liaisons depuis Osaka et Nagoya. L’aéroport de Miyako-Shimojishima est desservi par Skymark (Tokyo, Kobe, Naha) et par des vols internationaux depuis Séoul, Busan, Taipei et Taichung.
Faut-il louer une voiture sur place ?
C’est fortement conseillé : il n’y a pas de train, les bus sont peu fréquents et les taxis rares. Les voitures partent vite en haute saison, il vaut mieux réserver dès l’achat des billets d’avion. Plusieurs loueurs ont un comptoir ou une navette aux deux aéroports.
Quelle est la meilleure période pour partir ?
Mai est idéal pour la baignade, avant la saison des pluies (fin mai à début juin). L’été est chaud et animé, mais c’est la saison des typhons, surtout de juillet à septembre. On se baigne jusqu’en octobre environ ; l’hiver reste doux (environ 17 °C) et plus calme.
Les petites îles sont-elles accessibles en voiture ?
Oui : Irabu (pont de 3 540 m, gratuit), Ikema et Kurima sont reliées à Miyako-jima par des ponts, et Shimoji est reliée à Irabu. Seule l’île d’Ōgami se rejoint en bateau, en 15 minutes environ depuis le port de Shimajiri.
Où faire du snorkeling ou de la plongée ?
Les plages d’Aragusuku, de Yoshino et de Shigira sont réputées pour le snorkeling, et les sorties avec les tortues marines sont très courues. Les plongeurs apprécient les grottes d’Irabu et de Shimoji, dont le Tōri-ike, et les récifs de Yabiji, accessibles en bateau aux grandes marées basses.
Qu’est-ce que la Paantu ?
Un rituel du quartier de Shimajiri : à l’automne, selon le calendrier lunaire, des hommes masqués et couverts de boue sacrée enduisent maisons et habitants pour chasser le mauvais sort. Il fait partie des rituels Raiho-shin inscrits en 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ; les visiteurs doivent s’attendre à être couverts de boue.
À découvrir aussi : Ishigaki, Okinawa, Yakushima, Sado et Jeju.
← Découvrir toutes les îlesPhoto : 663highland, CC BY 2.5, Wikimedia Commons